Sylvie TORCOL : Vice-Présidence du Conseil d’Administration et en charge des Finances

« Chères et chers collègues,                            
Vous le savez, le 5 février se tiendront les élections pour le renouvellement des Conseils centraux qui permettront de choisir une nouvelle équipe dirigeante pour notre université.
C’est un choix important qui impactera notre vie universitaire pour 4 ans.
Il est par conséquent normal que vous connaissiez un peu mieux ceux qui se présentent à vos suffrages.
Si j’ai accepté avec enthousiasme de m’engager auprès d’Anne Molcard pour assurer une mission que je sais très lourde, (celle de VP CA chargée des finances) c’est que les valeurs véhiculées par elle mais aussi par toute l’équipe, correspondent à ce que j’attends de notre université.
Ceux qui me connaissent (je renvoie à mon CV sur le site : http://www.universitetoulon2019.com) savent mon attachement au Service public, ma passion pour la recherche et mon investissement total au service de l’UFR droit mais aussi au service de l’université en général.
Le programme que nous avons élaboré ensemble, permettra de mettre en œuvre cette vision d’une université humaine, décloisonnée, moderne et en même temps, respectueuse des spécificités de chacun. Il comporte des propositions réalisables à plus ou moins long terme mais qui ne resteront pas de simples promesses électorales si nous sommes élus ; nous savons que nous en serons comptables…
Je serai évidemment particulièrement attentive aux SHS mais la proposition d’un VP attaché à leur développement est un signal fort, envoyé par Anne Molcard.

Je suis consciente que le portefeuille qui m’est alloué est particulièrement dense et sensible. Il correspond cependant à la mission classique des VP CA dans la plupart des Universités françaises ; des chargés de mission (et notamment un pour le budget) viendront évidemment compléter l’équipe. J’ai par ailleurs acquis, lors de mes différents et nombreux mandats, une connaissance solide de l’université et des femmes et hommes qui la composent, me permettant d’aborder cette mission sereinement et avec lucidité.
Je l’accomplirai avec comme ligne directrice l’humanité, le respect et l’écoute et avec comme but de clarifier à la fois le fonctionnement des services à l’adresse de tous les personnels mais également dans un souci de clarté des décisions.
À cette fin, nous vous proposons de mettre la déontologie au centre de nos échanges, par l’écriture d’une Charte qui sera le résultat d’une démarche concertée.

Enfin, vous le savez, beaucoup d’universités sont aujourd’hui dans une situation financière difficile, pas celle de Toulon. Notre équipe continuera à être particulièrement vigilante à cette bonne santé financière. Cela nous obligera à faire des choix : je m’engage à faire toute la clarté autour de ces choix, (bien souvent contraints). Nous ferons également en sorte d’aller chercher de nouvelles ressources auprès des Collectivités par exemple, mais également en valorisant notre patrimoine.

Notre équipe est au travail depuis plusieurs semaines et à titre personnel, je suis impatiente de pouvoir mettre en œuvre notre programme.
Je suis prête.

Bien cordialement,
Sylvie Torcol

Jean-François CHAILAN : Vice-Présidence de la Commission de la Recherche

« Chères et chers collègues,

Le 5 février prochain, lors des élections où nous aurons à renouveler les conseils centraux, le scrutin sera aussi celui du choix d’une nouvelle équipe de gouvernance pour notre université. Il me parait important que vous connaissiez mieux ceux qui sont susceptibles de faire partie de cette nouvelle équipe, et en ce qui me concerne j’occuperai le poste de VP Recherche dans celle que vous propose Anne Molcard (http://www.universitetoulon2019.com).

Parmi les missions de service public de l’enseignement supérieur figure la recherche scientifique et technologique et la diffusion et la valorisation de ses résultats. Si celle-ci n’est qu’une parmi cinq autres, elle est néanmoins à la base de la plupart des autres. En effet, il n’est pas de formation universitaire de bon niveau qui ne s’appuie sur la recherche, il n’est pas de diffusion de la culture scientifique si ceux qui font la science n’y participent pas, il n’est pas de coopération internationale qui ne soit née de collaborations entre chercheurs. Même dans l’insertion professionnelle de nos diplômés la recherche joue un rôle de premier plan.

La recherche qui est menée dans les laboratoires de l’UTLN n’a pas à rougir de celles d’autres établissements de taille égale, ni même de celles des grands centres qui pourtant peuvent compter sur des moyens bien plus importants. Mais plus que dans ces établissements bien dotés nous devons montrer une cohérence dans nos axes de recherche, faire de ces derniers des atouts pour notre offre de formation et renforcer les liens avec le tissu socio-économique et le territoire. Nous devons aussi innover et trouver des moyens pour que nos laboratoires puissent développer leurs projets de recherche et rayonner dans leurs domaines respectifs. Ces défis nous devons les mener avec nos partenaires, en particulier académiques, mais aussi et surtout ensemble pour rendre notre établissement plus fort, plus attractif, plus visible. Pour cela nous pouvons compter sur les enseignants, les chercheurs et les personnels techniques des laboratoires bien sûr, mais aussi sur les personnels de nos services dont les compétences et le soutien sont indispensables à la réalisation de nos projets. Nous devrions également pouvoir compter sur les étudiants que nous formons, en particulier au niveau Master et Doctorat, pour vanter un établissement et des laboratoires dans lesquels ils sont fiers d’étudier ou d’avoir étudié.

Ceux qui me côtoient régulièrement, ceux avec qui j‘ai déjà eu l’occasion de travailler aussi bien dans le cadre de la recherche que dans celui de l’enseignement ou des activités administratives connaissent mon attachement au service public et aux missions de l’université, mais également mon souci de dialogue et d’équité. C’est dans cet esprit que je compte m’investir dans la vice-présidence de la Recherche dont je n’ignore nullement l’ampleur des tâches qu’elle recouvre, mais pour lesquelles je compte apporter toutes mon expérience et mon énergie.

Bien cordialement,

Jean-François Chailan

Eric Watelain : Vice-Présidence de la Commission de la Formation et de la Vie Universitaire

« Chères et chers collègues,

Dans quinze jours se dérouleront dans notre université des élections. Elles ont pour objectif de renouveler les représentants des personnels et des usagers au sein des trois conseils. Les choix que vous ferez conditionneront l’équipe présidentielle de notre université pour une durée de 4 ans. Ainsi, il est important que tout un chacun soit actif, acteur de ces élections, plutôt que de les subir, afin que notre communauté puisse répondre au mieux à ses missions. Dans un souci de transparence, il nous semble pertinent que les femmes et les hommes qui pourraient constituer l’équipe présidentielle se présentent, exposent leurs motivations et leurs conceptions, ce que je suis très heureux de faire à travers cette lettre.

La formation initiale et continue est la 1ère des missions de l’université française – Code de l’éducation -. C’est ce qui motive la très grande majorité de nos étudiants (usagers) à intégrer notre communauté et ‘occupe’ directement ou indirectement la majorité du temps de travail d’une grande part des enseignants et des personnels de l’université. Le vice-président statutaire formation qui en aura la charge, ainsi que celle de présider la CFVU, a ainsi indirectement une responsabilité toute particulière : conforter l’image de l’université auprès des familles, des lycéens et des professionnels de l’éducation, et plus largement des institutions et entreprises du territoire. Les profondes mutations de l’université française en cours et à venir : compétences élargies, loi ORE et arrêté licence, DUT en 180 ECTS, évolution des droits d’inscription, évolution du périmètre des responsabilités pédagogiques, … sont autant de chantiers fondamentaux, dans le périmètre de la formation. Pour ces derniers, il faut une université agile, réactive, qui utilise toutes ses ressources et il faudra travailler de concert avec la plupart des autres vice-présidents. En effet, s’investir dans la formation, c’est se questionner sur la réforme de la formation tout au long de la vie, qui amène à réfléchir sur les compétences reconnues par nos diplômés et l’évolution du monde du travail. C’est aussi s’interroger sur la place faite aux activités pédagogiques numériques. C’est encore conforter l’identité de nos masters, tout en étant responsable face à la soutenabilité de notre offre de formation.

Malgré le travail considérable associé à la fonction, si j’ai accepté avec enthousiasme de m’engager dans le projet présenté par Anne Molcard, c’est parce qu’il est de toute évidence en phase avec les particularités de notre université. Il est aussi en phase avec les contraintes d’évolution rapide, et qui vont probablement encore s’accélérer, du fonctionnement universitaire imposé par le gouvernement et la mondialisation de la formation supérieure. Sans décloisonnement, sans co-construction participative, sans une place importante au fonctionnement par projet, au pilotage et à leurs améliorations continues, au service de l’axe identitaire et des pôles thématiques, mais aussi de choix politiques d’anticipation de la part de la présidence, nous aurons toujours un temps de retard et subirons les changements qui s’imposeront alors à nous et qui seront en notre défaveur.

L’université, lieu de savoir et d’innovation est par essence un terrain dynamique sur lequel nous devons pouvoir compter. Et je suis convaincu que le fonctionnement de notre université peut continuer à évoluer dans le bon sens, à partir du moment où elle est portée par une équipe dirigeante soudée et dynamique comme la nôtre. Une équipe avec ‘du sang neuf’ mais aussi des cadres d’expériences, des personnes issues de composantes très différentes et qui ont tous un sens aigu du service public avec un profond respect pour toute la communauté universitaire, même si c’est parfois au détriment de leur carrière personnelle.

En accordant votre confiance à Anne Molcard et à son équipe, les actions concrètes que je souhaite mener en tant que VP Formation seront autour de deux axes :

Un premier, d’actions sur le court terme, dans le cadre de l’évolution législative récente, en poursuivant, les actions menées par l’équipe actuelle sur les NCU (Nouveaux Cursus Universitaires) au sein du projet Mistral, par exemple:
–    finaliser la version 2 de ‘l’année tremplin’, pour la rentrée 2019,
–    mettre en place le ‘contrat pédagogique’ pour la réussite étudiante (dès 2019),
–    installer ‘l’observatoire de l’insertion professionnelle’ au sens de la loi ORE,
–    mais aussi travailler de concert avec un chargé de projet pour la réforme de la formation des IUT.

Un second axe de travail sera consacré à des actions moins, voire non conditionnées par l’évolution législative comme, par exemple:
–    construire une base de compétences pédagogiques des enseignants et enseignants chercheurs, titulaires comme vacataires, pour trouver plus facilement des intervenants pour nos formations mais aussi créer plus de liens entre nos composantes,
–    développer des formations courtes et professionnelles, complémentaires, ouvertes à tous les usagers, pour faciliter l’insertion professionnelle ou la réorientation de nos étudiants (comme nous avons déjà le BNSSA ou le TOEIC par exemple),
–    soutenir un programme d’incitation aux enseignements en anglais, à la fois pour augmenter le niveau en anglais de nos étudiants mais aussi contribuer à l’attractivité, la visibilité et faciliter les relations internationales.

Bien entendu, il ne s’agit pas d’une liste exhaustive d’actions, dont les principales sont présentées sur notre site internet de campagne. Ces actions seront, bien entendu, toutes menées en poursuivant la démarche participative initiée lors de la co-construction du programme de l’équipe.

Ainsi, c’est avec confiance, enthousiasme et sérénité que je m’investis pleinement dans une équipe qui travaille activement sur ces dossiers et au sein de laquelle je suis prêt à assurer la fonction de VP Formation dans l’intérêt de notre communauté universitaire.

Bien cordialement

Eric Watelain

Michaël DELAPORTE : Vice-présidence Communication, Relations et Ressources Humaines

« Chers toutes et tous,

Anne Molcard m’a demandé de porter une vision nouvelle dans les domaines de la communication, des relations et des ressources humaines pour notre établissement.
Depuis quelques mois déjà, j’ai beaucoup lu, écouté, échangé pour approfondir ma connaissance du fonctionnement de l’université. Ce travail et ces apprentissages sont très riches. Merci à toutes celles et ceux qui m’ont accordé de leur temps. Parmi eux, j’ai vu des gens épanouis, d’autres en colère, mais je n’ai pas croisé un seul collègue résigné, et ce signe de vitalité m’encourage.
La complexité humaine liée à la gestion d’un établissement public se confirme. Loin de m’inquiéter, cela m’inspire, car j’ai trouvé en chacun de mes interlocuteurs une énergie et une envie que le fonctionnement général s’améliore.

Oui, nous devons faire mieux avec le potentiel que nous avons. C’est sur cette conviction que le SUAPS a réussi à développer son activité durant les 5 dernières années, passant de 1550 à 2500 adhérents, à moyens quasiment constants, en optimisant l’existant, en trouvant de nouvelles ressources, en mutualisant les moyens avec les services, les composantes, les campus, en faisant du service public offert aux usagers et personnels son unique ambition.
Ainsi, j’ai accepté cette mission et deviendrai vice- président si notre équipe est élue. Si tel est le cas, je souhaite incarner un style de gouvernance simple, proche, authentique et assumé ; Il faut envisager une impulsion nouvelle dans les domaines de la communication et des RH.

Cela nécessite un travail d’équipe, c’est pourquoi j’ai l’intention de solliciter l’implication de chacun d’entre vous, pour construire et porter ensemble un projet simple, bienveillant et déterminé, que je piloterai sur 4 ans, basé sur les principes suivants :
-Diriger c’est décider, de façon éclairée et pragmatique, quelles options retenir dans un environnement contraint. Il faut assumer cette nécessité de réaliser des choix, et en expliquer les raisons.
-Rappeler à chacune et chacun sa responsabilité individuelle dans la qualité de vie au travail, dans les résultats de l’établissement et dans le sens donné à nos pratiques professionnelles, par des échanges réguliers sur le rôle que chacun doit tenir dans la réussite du projet global.
-Identifier et améliorer les processus de reconnaissance au travail, base du bien- être et source d’épanouissement. Favoriser les temps et les lieux de convivialité sur tous les campus, car se connaitre est nécessaire pour améliorer les relations de travail.
-Prendre en charge les situations des collègues en difficulté pour trouver ensemble des solutions d’amélioration, dans l’intérêt de tous. Interroger nos fonctionnements pour les améliorer.
-Communiquer régulièrement en interne, et la plupart du temps sur votre lieu de travail, pour favoriser une lecture objective de nos situations professionnelles.
-Les outils de notre communication externe doivent également évoluer, pour être en phase avec les attentes des partenaires et des usagers.
-Piloter un plan de développement des compétences des personnels en concertation avec les organisations syndicales, pour donner à chacun des perspectives d’évolution, conserver nos talents et en attirer de nouveaux. Miser sur la formation de tous pour assurer une montée en gamme des compétences.
-Mettre en place un plan de recrutement stratégique pluri-annuel pour améliorer notre recherche, nos formations et nos fonctionnements.

Ce projet ambitieux que je porte aux côtés d’Anne Molcard et de son équipe peut également devenir le vôtre, saisissez- vous de l’opportunité de faire avancer les choses, en votant « pour un projet partagé.
Bonne année 2019 à toutes et tous,

Mick

Valérie GILLOT : Vice-présidence Vie Universitaire

« Chères et chers collègues,

Pendant de nombreuses années, je me suis investie dans l’établissement sur des charges et des missions pédagogiques.

Il y a quatre ans, j’ai fait mon entrée sur la scène de la vie étudiante en qualité de vice-présidente. Changement de dimension pour moi : concerts, nuits du sport, « murder party », déambulation dansée dans les rues de Toulon, « dressing solidaire », danses africaines et repas de solidarité avec l’AEGV, les distributions alimentaires du secours populaire, …
Toutes ces occasions de côtoyer des femmes et des hommes, étudiants ou personnels : engagés, dynamiques, enthousiastes et force de propositions.
L’envers du décor c’est la précarité étudiante, les difficultés sanitaires, le mal-être des étudiants, l’inégalité des chances pour réussir : saluant leur courage et leur volonté à étudier dans des conditions si difficiles, ces problématiques restent une priorité pour moi dans les actions à mener.

Dans les coulisses, la charge de travail est importante, les arbitrages sont difficiles, les contraintes de l’établissement sont fortes, sans compter celles induites par notre tutelle.

Faire de nos campus des lieux de vie et d’échanges est un travail d’équipe, parmi les équipiers : les étudiants, les services et tous les personnels. Il est primordial que les étudiants soient au cœur de la politique qui leur est destinée. Il est aussi capital d’emporter l’adhésion des services pour la mettre en œuvre et l’implication de toutes et tous pour la partager !
Anne Molcard m’accorde sa confiance, me propose de poursuivre cette belle aventure et d’étendre le périmètre à l’égalité Femme-Homme, l’égalité des chances et la lutte contre les discriminations. Par ces nouveaux champs, je pourrai m’investir et partager des valeurs et engagements personnels qui me tiennent à cœur.

C’est enthousiaste et pleinement consciente de l’ampleur de la tâche que je partagerai l’aventure comme vice-présidente de la vie universitaire avec Anne Molcard et son équipe.
Je mettrai toute mon énergie et ma bonne humeur au service de l’établissement, pour la défense du service public et d’un projet partagé.

Bien à vous toutes et tous,

Valérie Gillot

Simone VISCIOLA : Vice-présidence Développement des sciences humaines et sociales

« Chères et chers collègues,

    Anne Molcard m’a honoré de sa confiance en m’invitant à prendre part à son équipe pour la fonction de Vice-Président au développement des Sciences Humaines et Sociales, secteur stratégique pour l’UTLN qui mérite véritablement une attention et un soin particuliers.
Il s’agit d’une tâche spécifique mais qui s’insère dans le cadre plus général de l’étude des potentialités et des faiblesses de notre université. Contribuer à construire Un projet partagé au sein d’une équipe soudée et compétente est, pour moi, la source d’une forte motivation et d’un grand sens des responsabilités.

    Anne s’est intéressée à mon profil d’historien et d’enseignant-chercheur, fruit d’expériences de recherches et d’échanges internationaux, en suivant par intérêt personnel certaines de mes initiatives universitaires. Ainsi, à mon tour, j’ai eu la chance de découvrir son profil scientifique d’une grande solidité et d’apprécier l’ampleur de son travail de chercheuse. Même si nous appartenons à des secteurs disciplinaires considérés comme “distants”, scientifique le sien, humaniste le mien, nous cultivons le plaisir d’échanger autour de notre vision de la recherche, de l’enseignement, de la vie universitaire, en discutant également, de façon plus générale, sur ce que nous entendons par transmission et valorisation de la Culture à l’université.
    Je n’ai jamais cru à la division de la Culture en deux systèmes opposés : la culture scientifique d’une part, la culture des humanités de l’autre, division qui affleure dès la révolution newtonienne pour s’affirmer de façon plus évidente à l’époque du positivisme et qui, amplifiée par l’extraordinaire développement des moyens de communication, est devenue aujourd’hui idéologique. Profondément enracinée dans les mentalités, cette division n’a pas manqué de se traduire en une lutte sans merci entre un système qui voit d’un côté la science et la technologie fusionner ensemble (la « techno-science »), et de l’autre les humanités, c’est-à-dire ce territoire du savoir où l’expression symbolique de l’être humain est intimement liée à son besoin d’enquêter en analysant, à l’aide de la méthode scientifique, les activités, les pensées, les intentions, les comportements, la communication et les interactions caractérisant la vie en société.
    L’université, et l’école dans son ensemble, représentent hélas le champ principal de cette bataille, avec des conséquences négatives sur le plan des politiques éducatives et sur le plan social.
    Malgré le long débat sur le rapport entre philosophie et méthode scientifique qui a marqué le XXème siècle, une idée-force s’est imposée : les humanités ne seraient pas en phase avec le progrès, en particulier lors des périodes de crises économiques, car elles seraient porteuses de savoirs non rentables, voire « inutiles », selon les logiques du marché. Les sciences de l’information et de la communication, généralement mieux considérées – pensons en particulier à la frontière des humanités numériques – pâtissent néanmoins de cette situation.
    À quoi bon étudier à l’université la philosophie, la littérature, l’histoire ? À quoi bon se consacrer aux sciences du langage, aux théories du droit et de l’économie ? À quoi bon apprendre le grec ancien et le latin quand le langage de la programmation domine le monde contemporain ? À quoi bon s’intéresser aux sciences humaines et sociales, en fin de compte, quand les algorithmes guident la société contemporaine ?
    Certes, je n’ai jamais cru et ne crois toujours pas en la validité d’une défense aveugle du savoir humaniste, quand ses défenseurs pontifient du haut de leur tour d’ivoire ; toutefois, il est nécessaire de répondre à ces questions. Et j’y réponds ainsi : l’étude des sciences humaines et sociales apprend à penser et à discerner, à savoir donner la juste mesure (le mètron en grec) des éléments qui composent le monde, et des phénomènes qui le gouvernent, tout en offrant à l’être humain la possibilité d’acquérir une posture intellectuelle et une démarche critiques, prérequis indispensable pour lire la réalité et travailler au progrès de l’humanité.
    Pleinement conscient que toute discipline possède ses propres méthodes et ses propres contenus devant être évalués par leurs communautés de référence respectives et que, dans le monde contemporain, certains domaines ont un impact plus immédiat et – pour ainsi dire – plus « concret » que d’autres, je suis néanmoins convaincu qu’il est à la fois erroné et contreproductif de nier l’existence d’échanges profonds entre le monde des humanités et celui des sciences si l’on considère les reflets négatifs que cette opposition idéologique produit au niveau éducatif, et donc social.

    Je vois notre université comme un centre de haute formation pour la transmission et la valorisation des savoirs.
    Seule une université porteuse d’une vision globale et inclusive de la Culture, dans toutes ses déclinaisons et dans toutes ses manifestations humaines, peut favoriser une connexion fructueuse et respectueuse entre les savoirs, et donc une connexion entre les personnes permettant à l’étudiant d’acquérir un esprit critique ouvert et autonome. C’est ainsi que l’université peut contribuer à la diffusion des connaissances et s’ouvrir aux dynamiques de la société.
    À la lumière de cette vision, je voudrais essayer de favoriser concrètement le développement des Sciences humaines et sociales de l’UTLN à travers une véritable synergie entre les différentes disciplines, les différents acteurs de l’université de la communauté régionale et nationale dans son ensemble.

    Voici quelques aspects qui caractériseront mon travail  :

*     Tout d’abord j’ouvrirai une phase heuristique consacrée à l’étude approfondie des points de force et des problèmes caractérisant le secteur des Sciences humaines et sociales de l’Université de Toulon. La partie fondamentale de ce travail relèvera de l’écoute et de la recherche du dialogue avec tous les acteurs (membres de l’équipe présidentielle, directeurs et conseils des laboratoires et des pôles thématiques, enseignants-chercheurs, étudiants). Cette phase devra également me permettre d’étudier les formes les plus efficaces et appropriées à adopter pour tenir constamment informée la communauté universitaire du travail mené par la Vice-Présidence.
*    Je souhaite interpréter ma VP comme une fonction “itinérante”, c’est-à-dire caractérisée par une présence constante auprès des différentes composantes et laboratoires SHS, à travers l’organisation de cycles de rencontres, d’ateliers et de workshop orientés vers la discussion des projets, des stratégies et des mesures concrètes d’intervention. Cette démarche devra permettre de développer la capacité de constructions des réseaux, mais aussi de diversifier et d’intégrer les compétences et les ressources “hétérogènes” des différentes disciplines SHS.
*    En dialogue avec le VP formation, je travaillerai à rendre plus solides et cohérentes les futures offres de formation (licence, master et doctorat), en étudiant, par exemple, les différentes possibilités de création de “parcours renforcés” qui puissent lier la formation en SHS de l’UTLN aux différentes institutions de haute formation présentes au niveau national et international et en favorisant la création de doubles diplômes. 
*    Sur le front de la recherche, grâce à mon expérience de construction de projets internationaux, je travaillerai à sensibiliser mon secteur de compétence (statistiquement peu présent, si l’on pense en particulier aux Lettres) sur les possibilités d’accès aux fonds de la recherche, en particulier aux fonds européens, pour faire parvenir aux laboratoires des ressources permettant de créer de nouveaux contrats doctoraux et des bourses post-doc à attribuer aux jeunes chercheurs afin qu’ils puissent travailler dignement à l’achèvement de leurs projets de recherche.
*    La multidisciplinarité propre aux SHS rend indispensable une approche large et globale. L’une des clefs pour mettre en œuvre le décloisonnement est certainement l’interdisciplinarité, à condition que celle-ci ne soit pas “improvisée” mais liée aux compétences. Je travaillerai à ce que l’interdisciplinarité découle d’une étude approfondie des démarches, des visions, des programmes et des résultats des politiques de promotion et d’organisation de la recherche interdisciplinaire au niveau international pour s’inspirer des bonnes pratiques existantes.
*    Je travaillerai à “faire sortir » les SHS de l’UTLN du périmètre universitaire grâce à la recherche d’un dialogue stratégique et opérationnel avec les institutions territoriales, régionales, nationales et internationales à caractère culturel, politique et économique. C’est sur ce front varié que la plupart des disciplines des SHS peuvent démontrer de jouer leurs cartes décisives en termes de valorisation à la fois sociétale (circulations des savoirs, diffusion de la culture, patrimoine, édition…) et économique (contrats avec les institutions et les entreprises, création d’associations et d’entreprises, brevets, licences d’exploitation…). Les SHS sont porteuses d’un potentiel de valorisation très diversifié dans ses modalités : éducation, formation, transmission, innovation technologique, innovation sociale, etc.  L’un des objectifs majeurs de la Vice-Présidence sera d’accroitre les transferts entre la recherche en SHS et la société, ainsi que leur visibilité tout en élaborant les stratégies appropriées pour mettre en valeur l’utilité des SHS pour la société.

Bien cordialement,

Simone Visciola
(Faculté des Lettres Langues et Sciences Humaines, BABEL)

Lyudmyla YUSHCHENKO : Vice-présidence Développement International

« Chères et chers collègues,

Je suis très heureuse à mon tour de me présenter et d’exposer mes motivations et ma conception de la mission de vice-présidente du développement international pour laquelle Anne Molcard m’a accordé sa confiance. C’est un travail très stimulant, transversal, nécessaire au développement harmonieux de l’Université de Toulon.    

Au cours de ma carrière, j’ai eu la chance de pouvoir mettre en place le master de mathématiques en double diplôme entre l’Université de Toulon et l’Université Nationale de Kiev (Ukraine) en 2012. Ce travail m’a permis par la suite de prendre la responsabilité de la collaboration franco-ukrainienne au sein de mon laboratoire IMATH. J’ai ainsi pris beaucoup de plaisir et appris à :
–    travailler avec plusieurs acteurs participant à la mise en place du bon déroulement du séjour d’étude des étudiants ukrainiens (SRI, DEVE, DIREP, CROUS, ambassade de France, banques, …) ;
–    résoudre les différents types de problèmes (logements, bourses, problèmes médicaux, mal-être des étudiants loin de chez eux, recherche de financement pour la poursuite des études, …) ;
–    faire évoluer la collaboration existante, la faire perdurer dans le temps et la renforcer.
Ce travail a également mis en évidence l’importance des relations internationales pour le rayonnement de l’Université de Toulon. À titre d’exemple, parmi les 30 étudiants ukrainiens qui ont obtenu le diplôme de master en mathématiques de l’université de Toulon, 24 étudiants ont poursuivi leur cursus par un doctorat dans les pays suivants : USA, Allemagne, Angleterre, Italie, Espagne et bien évidemment France et Ukraine. 

En tant que vice-présidente du développement international je poursuivrai plusieurs objectifs.

1.    Le premier de mes objectifs sera de réaliser un état des lieux des collaborations existantes. Plus précisément, il faudrait avoir une vision exhaustive des relations internationales pour identifier les possibilités de : 
–    renforcement des collaborations en cours ;
–    ouverture de partenariats existants à de nouvelles formations de l’Université de Toulon.

2.    Le deuxième objectif est d’élargir le périmètre des relations internationales au domaine de la recherche en complément de la formation. Il s’agit ici d’identifier les partenaires internationaux privilégiés et de travailler sur l’approfondissement des relations avec ces derniers tout en gardant une cohérence d’ensemble dans nos échanges internationaux.

3.    Le troisième objectif concerne la mise en place d’actions transversales permettant le développement et la visibilité des relations internationales. Il s’agit ici, à titre d’exemple, d’accroître le nombre de formations en anglais, de développer les masters Erasmus Mundus, les doubles diplômes, de mettre en place des écoles d’été, de créer une association d’Alumni pour les étudiants internationaux, … Toutes ces actions contribueront à développer nos ressources propres qui seront mises au service de la mobilité entrante et sortante de nos étudiants.

La mission de vice-présidente du développement international ne se limite pas bien évidement à ces trois objectifs, mais ils ont le mérite de donner trois lignes directrices initiales à mon investissement. Ces trois objectifs seront amenés à évoluer et à s’enrichir au cours de mon mandat. Aujourd’hui, 70 % des étudiants internationaux proviennent de pays issus de l’Organisation Internationale de la Francophonie. Je serai attentive à ce que les évolutions réglementaires ne remettent pas en cause cette ouverture vers la francophonie.

Je mettrai toute ma volonté au service des collègues pour accompagner et transformer leurs initiatives en projets structurants s’inscrivant en cohérence avec la stratégie internationale.

Pleinement consciente de l’ampleur de la mission de Vice-Présidente du Développement International, j’ai hâte de bâtir Un projet partagé au sein d’une équipe soudée et compétente !  

Bien à vous toutes et tous,

Lyudmyla Yushchenko

Alexandre MERLEN : Vice-présidence Développement Académique et Economique

« Chères et chers collègues,

Vous allez bientôt élire une nouvelle équipe présidentielle pour notre Université. Comme vous le savez je me suis engagé auprès d’Anne Molcard pour assurer une mission de VP délégué au développement économique et académique. Cette fonction inclut tout ce qui touche à la valorisation, la formation tout au long de la vie, les diplômes universitaires, l’université du temps libre et la diffusion de la culture scientifique.
La parole m’est donnée aujourd’hui pour vous exprimer en quelques lignes ma vision de cette fonction et comment selon moi elle s’insère plus globalement dans notre projet d’établissement.

Vous le savez le contexte financier global du monde universitaire français est en pleine mutation. Le modèle classique de l’établissement entièrement financé par l’état est selon toute vraisemblance appelé à disparaître. On peut déplorer cette situation, elle va en tout état de cause bouleverser nos habitudes de fonctionnement. Le constat est simple : notre université doit trouver le moyen d’augmenter ses ressources propres.

Le défi lancé à notre établissement est donc colossal, il ne suffira pas de quelques engagements ou déclaration d’intention pour en venir à bout. Il ne pourra se faire que si chacun se sent pleinement concerné et impliqué. La précédente équipe présidentielle a déjà en ce sens accompli un effort important. Grâce à l’investissement de ses personnels, notre université a aujourd’hui de multiples partenaires dans le monde socio-économique, on peut citer entre autres TVT Innovation, le pôle de compétitivité Mer Méditerranée, Naval Group, le groupe CNIM, la CIC, les Hôpitaux de Toulon, la SATT. Mais la nouvelle réalité du modèle économique universitaire français nous pousse à aller encore plus loin.

Nous tous, au sein de l’équipe d’Anne Molcard, en avons parfaitement conscience et nous sentons prêts à relever le gant.
En tant que VP délégué au développement économique j’y prendrai ma part : valoriser les partenariats de l’Université avec les entreprises locales, soutenir la politique de propriété intellectuelle et les formations à l’écoute des besoins du territoire (DU, formation en alternance notamment), mise en place d’un guichet unique au sein de notre établissement pour toutes les problématiques de partenariat économique et beaucoup d’autres actions encore. Je mets mon volontarisme et mon professionnalisme au service de cette mission.

Mais mon investissement ne concerne pas uniquement les aspects économiques. Une université est d’abord et avant tout un lieu de savoir. Membre actif de la Société Française de Physique, j’ai la passion des missions de notre établissement : créer de la connaissance et la diffuser. Sur ce dernier point je crois beaucoup à l’importance de la diffusion de la culture scientifique en dehors de notre établissement, notamment vis-à-vis du grand public. A titre personnel cela fait de nombreuses années que j’y consacre une grande partie de mon énergie et de mon temps. Notre établissement doit rayonner et être un phare intellectuel dans l’agglomération toulonnaise. Des évènements comme « ma thèse en 180s » ou « la recherche fait son show » s’inscrivent parfaitement dans cette logique. D’autres moyens de rayonnement sont sans doute à inventer, je pense en particulier à la réalisation de vidéos courtes, accessibles à un grand nombre. Les blogs et autres comptes YouTube jouent un rôle aujourd’hui très important dans la diffusion de la culture scientifique et posent la question pratique du rapport entre lieux de savoir et grand public. Là aussi notre établissement se doit d’être présent et innovant.

Si vous nous faites confiance j’accorderai une très grande importance à cette mission.

J’ai parfaitement conscience des difficultés qui nous attendent. En tant que « sang neuf » de l’équipe d’Anne Molcard je me sens motivé et parfaitement déterminé à accomplir ma tâche, sereinement et avec efficacité. Notre équipe est très soudée, je sais que je peux compter sur le soutien et l’aide de mes collègues plus expérimentés. Nous réussirons ensemble.

Nous réussirons avec vous.

Nous réussirons pour l’Université de Toulon.

Bien cordialement,
Alexandre Merlen